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Festival des Inrocks, du 3 au 9 novembre (Paris, Lille, Nantes, Toulouse)



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La phrase (déjà) culte du mois

"J'ai arrêté les drogues qui font faire des disques qui donnent envie d'en prendre."
Anton Newcombe (Brian Jonestown Massacre)
Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 20:04

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Combien de fois dans une journée rêve-t-on de s'évader? Combien de fois pense-t-on à tout quitter pour vivre sa vie selon ses choix? Combien de fois pense-t-on à prendre son destin en main? Souvent. Combien le font? Peu d'élus... ou peut-être plus que l'on ne croit. 

Car certains artistes, certains sons permettent de s'évader l'espace d'un instant ou d'accompagner tant les grandes épopées de la vie de chacun (bonnes ou mauvaises) que les moments de planitude spirituelle. Robin Foster est assurément un de ces artistes qui vous permettent de décupler ces instants magiques ou tragiques. Et le son qui s'en dégage n'est certainement pas indifférent au parcours de ce natif de Manchester qui il y a dix ans décide contre toute attente et de manière totalement libre de s'installer en France, et plus précisément en Bretagne à la pointe Finistère, terre de tempêtes et d'horizons lointains, havre d'inspiration infinie. C'est là qu'il commencera sa carrière d'instrumentaliste, signant un premier ep qui restera très confidentiel jusqu'à ce que la marque Hugo Boss lui mette le grappin dessus en le signant pour la pub Boss Bottled avec le titre "Blue Lights At Dusk" qui le fait enfin éclore sur les terres de ces ancêtres.

Mais c'est la rencontre avec Dave Pen (leader d'Archive) qui marquera en 2010 un tournant dans la carrière de cet autodidacte à la classe lancinante, les deux artistes se mettant d'accord sur un projet original d'album liant instrumental et trip hop accessible. Et cette rencontre fera des émules puisque viendra se greffer au projet la magnifique chanteuse afro-canadienne Ndidi O. Victor Hugo disait dans les Misérables: "Il y a des instincts pour toutes les rencontres de la vie". Et l'instinct a ici bien fait les choses.

Le résultat: "Where do we go from here?", un album de rêveurs, symphonique, puissamment doux, alliant instrumental et voix de grace. Une classe inclassable. Parfaitement movie rock. Parfaites road songs pour virées libertaires.

Fermez les yeux. Evadez-vous. Lâchez prise. Dig your sound... Jean.

 

 

Par Jean Vebutier
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 22:09

 

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Les disquaires peuvent se réjouir, le 3ème opus de Girls sort dans les bacs. Ils ne feront pas leur chiffre d'affaires avec ça mais ils auront au moins de quoi se targuer d'avoir le chef d'oeuvre 2011 dans leur rayon indé.

 

Après un premier maxi logiquement (?) intitulé "Album" (chroniqué dans ces colonnes), nos amis californiens sortent un 6 titres un peu trop drogué l'an dernier. Leur année 2010 - complètement éreintante - y est pour quelque chose, Christopher Owens et sa bande étant littéralement épuisés, usés des excès d'une première tournée mondiale complètement dingue. Nous les avions rencontré à Paris il y a un an et déjà, déjà, le chaos se faisait sentir: ruptures, orgies, colères, sexe, amitié furtive,...

 

Mais là ou les fabuleux rock-critics ne donnaient pas cher de leur peau, Girls les renvoie tous aujourd'hui à leur petit bureau de bobo en sortant cette semaine un "Father, Son, Holy Ghost" tout simplement fabuleux. Un album rock, abrasif mais complètement mélancolique.

 

Des guitares saturées, une batterie élégante, une basse qui prend aux tripes, une voix comme il n'en existe plus: voilà les ingrédients de Girls. De la première à la dernière chanson, les émotions se mélangent: on a le plus gros spleen de la terre en écoutant "Vomit", on a envie de prendre sa planche avec ses potes sur "Die" et on a envie de conclure sur "My Ma". Tout y est, des envolées psyché, des riffs de pop surf comme les Beach Boys en faisaient au sommet de leur art, et surtout des mélodies ultra-classieuses.

Car ce qui place Girls définitivement au dessus du lot, c'est la classe ultime de leurs compositions, toutes marquées par un son léché mais sans chichi.

 

Si vous n'avez toujours pas effectué votre bonne action cette année, c'est encore le moment en achetant très égoïstement pour vous, rien que pour vous, la dernière livraison de Girls. 

 

 

 

 

 

 

Par Jean Vebutier
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Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 22:01

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Il est des albums ou des groupes que l'on apprend à aimer: La première écoute est surprenante, la seconde intéressante, la troisème une révélation. Les suivantes seront jubilatoires.

A force d"écouter des masses et des masses de sons de tous les côtés, via toutes sortes de médias, on ne sait parfois plus trop où se situer: perte de repères, mélange incohérent de sentiments, pétage de plombs...

Puis vient ce groupe, ce son qui nous réveille et nous remet dans les rails, nous fait avancer. Le besoin de liberté, de nouveauté, de singularité que l'on ressent trouve alors sa cure de jouvence. Comme un peuple chercherait son messie: c'est une libération.

«Je trouve ça libérateur, cette façon d’aller tout droit : boum boum boum, voilà ce que nous faisons. Ce sont les imperfections qui rendent les choses humaines. Je n’aime pas les astuces informatiques qui transforment les chansons en ce qu’elle ne sont pas.»  affirme dans un élan de maturité le jeune et néanmoins charismatique Ellery Roberts, leader écorché de Wu Lyf (World Unite Lucifer Youth Foundation) qui témoigne de cette quête du retour à l'essentiel et n'hésite pas à lâcher ses tripes sur scène, expulsant chacun de ses vers avec des coups de poing sur le coeur comme le coeur d'une société qui ne cesserait de battre malgré les heurts, les peines et les déceptions, comme la libération d'une rage communicative mais saine: celle qui permet de retrouver la plénitude. Wu Lyf est un marqueur de société, une empreinte sentimentale musicale des années 2010. Quelle claque en écoutant ce mélange de musique épurée et gracieuse accouplée à une voix arrachée mais néanmoins pleine de chaleur !

Les articles ne méritent d'être rédigés que lorsque cela en vaut vraiment la peine. Inutile de vous le cacher plus longtemps même si cela semble flagrant. Wu Lyf est un coup de coeur.

Alors bonne écoute à vous. En espérant que vous partagerez le même sentiment.

Dig your sound. Jean.

 

Par Jean Vebutier
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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 00:22

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"Des Mamas and the Papas sous acide". Ainsi résume très bien Steven Tyler, leader d'Aerosmith, lorsqu'il parle de ce jeune groupe fraîchement débarqué de Boston mais néanmoins originaire des Wales.

Un son "psyshake" aérien et éclectique parcourt leur premier album sorti en 2009 aux States et un peu plus récemment en Fransylvanie.

Electro, folk, mixité des voix: un son innattendu qui déboîte les enceintes et file une pêche de folie de A à Z, du 1er au dernier morceau. L'album n'est peut-être pas à la portée d'un public fan de Patrick Sébastien mais on n'en attend pas moins d'un groupe qui entame une tournée mondiale tout en continuant à s'autoproduire. Résister à l'appel des sirènes des maisons de disque n'est pas chose facile et le mérite n'en est que plus grand. Qui plus est, le tableau proposé marque un retour dans les années 70 avec un brin de modernité quand même. Comme si Woodstock faisait la cour à un Glastonbury bien énervé...

A ne pas en douter, l'album s'inscrit d'ores et déjà comme une valeur pop folk sérieuse de cette première partie d'année 2011.

L'album est disponible chez tout bon disquaire digne de ce nom.

Mais on ne résiste pas à l'envie de vous faire déguster une partie de ce petit chef d'oeuvre.

"Mon petit doigt me dit" que vous allez avoir le smile... Bonne écoute!

 

Par Jean Vebutier
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Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 21:05

Il tardait à ce que la playlist soit réactualisée pour toujours vous proposer plus titres, vous fasse découvrir ou redécouvrir de nouvelles perles, vous permettre de balancer du son chez vous ou chez vos voisins, le matin comme le soir.

C'est désormais chose faite et ce n'est qu'un avant-goût de cette année qui s'annonce plus riche et chargée que les autres années pour le blog de Jean Vebutier. Alors restez aux aguets: ça devrait envoyer comme on le dit si bien! Et merci de nous suivre. Keep on rocking!

Par Jean Vebutier
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Dénicheurs de sons

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  • : Cet espace a pour vocation de vous faire découvrir au fil des semaines les nouveaux sons indé du moment, aussi éclectiques soient-ils, plus ou moins connus, les découvertes, loin des formatages et matraquages médiatiques habituels. Parce qu'il est important d'écouter du bon son, que le bon son existe même s'il n'est pas souvent reconnu. Nous sommes donc là pour y remédier.
 
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